Nos équipements de numérisation
- Photogrammétrie avec appareil reflex numérique
- Scanner laser Focus Faro
- ScanArm Faro
- Microscope 3D Hirox
- Drone pour photogrammétrie et vidéo
La photogrammétrie est la technique la plus souple pour numériser en 3D des objets de toutes dimensions, du dé à coudre jusqu’au monument. À partir des prises de vue photographiques réalisées autour de l’objet étudié, un logiciel dédié permet d’obtenir un nuage de points puis un modèle surfacique. Appliquée à la peinture, la photogrammétrie permet d’obtenir des images en ultra-haute résolution, faisant pénétrer le chercheur au cœur de la matière picturale. Pour assurer des acquisitions optimales, la plate-forme dispose de trois appareils reflex numériques dotés de multiples objectifs adaptés à toutes les conditions, ainsi que d’un studio d’éclairage avec spots à LED.
Devenu indispensable aux archéologues comme aux historiens de l’art, ce scanner mobile est utilisé pour la numérisation 3D d’objets à grande échelle, à l’intérieur comme à l’extérieur: monuments, sites archéologiques, espaces urbains.
Ce matériel très léger (5kg) et très accessible d’utilisation peut acquérir des points jusqu’à une distance de 130 m, pour une précision allant jusqu’au millimètre.
À partir des différentes stations du relevé laser, un logiciel de traitement permet d’obtenir une maquette 3D sous la forme nuage de points. Le monument ou le site numérisé est ainsi documenté dans son intégralité, sous la forme d’un modèle 3D exploitable pour toutes sortes d’études (analyse dimensionnelle, plans et coupes, modélisations, restitutions…).
Salle des Grues du TempleHongwanji – Shoin, Kyoto (trésor national japonais)
Projet « Japonisme architectural » dirigé par Jean-Sébastien Cluzel, publication Le japonisme architectural en France (1550 -1930) aux éditions Faton
Relevé au scanner laser par Camilla Cannoni (PLEMO 3D, Faculté des Lettres Sorbonne Université) – 2016.
Ce scanner laser est un équipement mobile de numérisation. L’acquisition des données s’effectue par balayage manuel d’un faisceau laser, sans contact avec les objets étudiés.
Conçu à l’origine pour du scan-to-CAD et de la rétro-ingénierie, cet outil a rapidement été adopté par les archéologues, qui l’apprécient pour sa vitesse de captation quasi instantanée (600 000 pps) et sa haute précision volumétrique (200 µm).
La numérisation permet d’obtenir un modèle 3D surfacique, sorte de double virtuel de l’objet numérisé, qui peut ensuite être étudié ou reproduit par les chercheurs.
Ce microscope ultra-performant est utilisé pour l’observation et la numérisation de l’infiniment petit en très haute résolution. Le résultat est visible en direct lors des opérations, via un écran HD. La tête pivotante du microscope réalise des vidéos en full HD sans contact avec les objets étudiés. Modélisations, mesures et profils 3D peuvent être édités directement sous forme de rapports scientifiques normés. Outil d’ultra-haute précision, le microscope 3D est devenu essentiel à l’étude des matériaux et à la tracéologie, qui permet aux archéologues de mieux comprendre la conception et la fonction des objets patrimoniaux, à travers les traces infimes d’outils ou d’usure laissées au moment de leur fabrication ou de leur utilisation.
Étude des tissus fossiles par Elsa Desplanques, doctorante (Centre André Chastel, Faculté des Lettres Sorbonne Université) – 2016-2019.
Elsa Desplanques consacre ses recherches à l’utilisation des textiles dans les incinérations en urnes métalliques au 1er milénaires av. J.C. sous la direction de Nathalie Ginoux (MCF, HDR – Centre Chastel – Faculté des Lettres Sorbonne Université).
Axelle Brémont-Bellini
(Équipes pharaoniques – Orient-Méditerranée UMR 8167),
doctorante en thèse sous la direction de Pierre Tallet.
Le but de cette recherche était de reconstituer le geste de l’artiste, la manière de tracer les figures animales que l’on retrouve gravées sur des poteries, des palettes à maquillage en pierre ou encore sur des rochers dans le désert.
En étudiant les endroits où ces traits se recoupent au microscope 3D, il est possible de comprendre leur ordre de succession. Si plusieurs animaux ont clairement été tracés exactement dans le même ordre, cela pourrait indiquer l’existence d’une standardisation, d’une formation identique de tous les graveurs, un peu comme on apprend à tracer les lettres de l’alphabet suivant un mouvement de la main bien défini.
La plate-forme PLEMO 3D dispose de deux drones SOLO mapper 3DR et Phantom 4 Pro* (homologués S1, S2 et S3). Ces drones haute performances sont appareillés pour effectuer des opérations de photogrammétrie et de captation vidéo. Capables de couvrir rapidement de grands sites archéologiques, ils permettent d’obtenir des images en 2D ou un modèle en 3D de l’ensemble de l’environnement. Pouvant acquérir en quelques instants la microtopographie de chaque site, ils peuvent aussi être utilisés pour étudier des zones inaccessibles. *(Seules les personnes munis d’un brevet professionnel de pilotage d’ULM sont habilitées à piloter ce drone)