Présentation de la visite virtuelle de la chapelle Sassetti
LA CHAPELLE SASSETTI DE FLORENCE - MARSILE FICIN À SANTA TRINITA
En décembre 1485 à Florence, dans l'église de Santa Trinita s'achevaient les travaux de la chapelle familiale commandée par le grand banquier Francesco Sassetti (mort en 1490), président général de la banque des Médicis, directeur des filiales de Lyon et de Genève.
Pendant cinq ans environ, l'atelier des frères Ghirlandaio et selon une hypothèse probable, l'architecte et sculpteur Giuliano da Sangallo, ont travaillé au monument.
Sassetti fit placer au centre de sa chapelle l'Adoration des bergers de Ghirlandaio, admirable synthèse de l'art toscan et de l'art flamand.
Au cours de recherches approfondies, on a pu identifier pour la première fois dans la fresque de Ghirlandaio le portrait d'un personnage ignoré jusqu'à ce jour : c'est Marsile Ficin (mort en 1499) le philosophe florentin traducteur de Platon. Ficin contribua donc au programme de la chapelle Sassetti (suivre ici la conférence de Stéphane Toussaint, enregistrée au Warburg Institute, sur Ficin à Santa Trinita).
Grâce au financement de La Sorbonne et du CNRS, et par le biais de la plateforme Plemo3D du Centre André Chastel, une recherche conduite par Stéphane Toussaint voit ici le jour avec la collaboration de Grégory Chaumet, dans le cadre du projet HUMANISSIME sur l'iconographie des humanistes, dont c'est un premier résultat.
Pour voir la visite Virtuelle en plein écran, double-cliquez sur l'image ou http://www.centrechastel.paris-sorbonne.fr/360/chapelle-sassetti/
Présentation des dernières conférences
- Conférence « Les ailes de l’âme : un problème renaissant » lors du colloque Penser l’âme au temps de son éclipse. Les ressources de l’anthropologie chrétienne, Lyon, Université catholique de Lyon, 16-19 mars 2022.
Dans cette conférence Stéphane Toussaint, directeur de recherche au Centre André Chastel, historien de l'humanisme et spécialiste de Ficin, expose les premiers résultats de ses recherches sur la chapelle Sassetti de Santa Trinita, à Florence. En reprenant minutieusement le dossier Sassetti ouvert par Aby Warburg en 1907, Stéphane Toussaint s'interroge sur les raisons pour lesquelles Warburg n'a pas cherché à en savoir plus sur une lettre écrite vers 1478 par Ficin à Francesco Sassetti. Cette lettre totalement oubliée par la critique post-warburgienne, s'avère pourtant essentielle à la compréhension du projet et du décor de la chapelle de famille que Sassetti confie, dès 1480, aux frères Ghirlandaio et, probablement, à la "bottega" de Giuliano da Sangallo. Son importance est d'ailleurs corroborée par la découverte d'un nouveau portrait, jusqu'ici inconnu, de Ficin par Ghirlandaio. Il précède de cinq ans ou plus l'autre portrait du philosophe platonicien, peint par le même Ghirlandaio en 1490 à Santa Maria Novella. Pourquoi peindre Ficin à Santa Trinita ? Et que signifie la présence du Soleil de Platon dans la chapelle des Sassetti ? Répondre à ces questions, c'est non seulement s'engager dans une voie entièrement nouvelle, mais remettre en question quelques stéréotypes consolidés sur l'art et la philosophie à Florence au Quattrocento.